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A) Résumé du cours :
VISUALISATION CARTOGRAPHIQUE
Présentation de l'intervenant: Claude ASCHENBRENNER.
Après avoir travaillé dans l'informatique de gestion, il s'est tourné vers l'audit et a ensuite passé un master professionnel sur le thème de "Veille et Knowledge Management" a l'ESIEE au cours duquel il a soutenu une thèse sur la visualisation cartographique.
Pour introduire la présentation, il nous est rappelé que la masse d'informations s'offrant à nous est considérable et va en s'accroissant. Le cerveau, aussi doué que soit l'être qui le possède, n'est pas en mesure d'enregistrer et de traiter judicieusement l'ensemble de cette masse d'informations. En tout cas, pas dans un laps de temps acceptable dans un monde en perpétuel mouvement qui impose des prises de décisions toujours plus rapides (la Terre ne s'arrêtera donc jamais de tourner???).
Pour prendre pleinement conscience de la quantité massives d'informations qui nous arrive, je vous propose un cas concret. En aiguisant mon sens de l'à propos, je vous propose de revenir sur le cours de Monsieur DOUGUET sur la gestion de l'information technique au sein de l'entreprise.
L'information...justement, parlons-en de l'information. Lors du cours ayant eu lieux en grand amphi, la prononciation du mot "information" a eu lieux environ 70 fois sur 15 minutes. Alors d'accord, c'est un peu facile (mais quand même, pensez-y à deux fois, cela fait environ 5 fois par minutes, soit presque 1 fois toutes les 10 secondes, avec des périodes de creux....mais aussi des périodes de pointe), cependant le problème est bien posé: il est nécessaire d'y voir CLAIR et RAPIDEMENT.
Ajoutons à cela un argument scientifiquement prouvé: le langage n'est pas le seul canal de transmission de l'information. En effet, sachant qu'un processus de réflexion et de pensée ne peut se faire sans informations, les personnes privées d'audition et de parole s'arrêtent-elles de penser? NON. Fin de la démonstration. Mes honoraires s'élèvent à 14 €. Le paiement se fait auprès de ma secrétaire, merci.
Des études ont également prouvées que 60% des informations interprétées par le cerveau étaient de sources visuelles. Chiffre surprenant qui fait une belle jambe aux aveugles. Ainsi Ray CHARLES aurait certainement modélisé le Rafale à lui tout seul s'il n'avait souffert de cécité...
Bref, toute cette argumentation tend bien à nous montrer que nous ne pouvons plus vivre sans la VISUALISATION CARTOGRAPHIQUE.
Mais avant, il y avait pas Internet? Encore avant avant, il n'y avait pas l'informatique ? Encore avant, il n'y avait pas l'imprimerie ? Alors...on m'aurait menti?
FILS: "Papa, dis-moi, comment c'était l'information avant?"
....
FILS: "Papaaa, comment c'était l'information avant?"
....
FILS: "Papaaa, pourquoi tout le monde dit que je ressemble au facteur?"
PERE: "Alors tu vois fiston, l'information avant..."
....c'était des documents écrits. Bien sûr, seulement à partir de l'invention de l'imprimerie (Gutemberg, pourquoi n'as-tu pas directement inventé le Wiki?).
Les jusqu'auboutistes me feront remarquer à raison que je laisse les grottes de Lascaux de coté, cependant la portabilité du document laisse un peu à désirer. De même le papyrus égyptiens et les plaques de marbres de la civilisation romaine (si j'en crois Astérix...), supports sur lesquels je ne me prononcerai pas.
Ainsi retrouve-t-on quelques documents écrits datant du Moyen-Age. En nombre très réduit cependant. Ce qui appelle naturellement la question suivante: comment le savoir était-il transmis et surtout comment était-il archivé? Je décide d'en parler à Jacquouille, mon fidèle conseiller en affaires moyenâgeuses. Cependant, celui-ci a trahi son inculture en répondant à ma question par un "okaaayyy" bien gras comme lui seul en a le secret. Mais en le regardant bien, je me rends compte qu'en dépit de son hygiène dentaire déplorable et du fait qu'il "esponge" avec son pancho, celui-ci capitalise l'information. J'en veux pour preuve sa nouvelle haleine qui confirme bien qu'il est désormais autonome quand à la recherche, au choix et à l'utilisation de la "pâte à dents" comme il aime à l'appeler.
Mais comment fait-il cet abruti me direz-vous? Votre question ainsi que votre jugement sur mon conseiller sont bien légitimes. Il utilise la technique dite de mémoire virtuelle. Cette technique consiste à créer dans son imaginaire des photos des objets nouveaux. Une de ces techniques est celle dite des "palais mentaux" ou l'on s'imagine dans une grande pièce connue où l'ordonnancement des objets dans la pièce est parfaitement connu. Lors de l'apparition d'un objet nouveau, on le rajoute mentalement dans le "palais" parmi les objets connus mais à une place parfaitement identifié et dont il ne bougera plus du tout. Ainsi arrive-t-on à enrichir sa connaissance en l'intégrant mentalement dans des endroits qui nous sont connus. Vous avez changé d'opinion sur lui maintenant, hein?
Mais revenons-en à nos moutons en silicium, à savoir le web et sa surcharge d'informations. De toute cette information (qui peut également regrouper des informations ayant pour origine un autre support), on essaiera de faire ressortir sa partie intéressante et exploitable en générant un phénomène d'émergence de l'information et de priorité des contenus.
Pour ce faire, nous nous en doutons bien, la visualisation cartographique est là et elle va nous sortir de ce guêpier dans lequel nous nous sommes fourvoyés en en demandant toujours plus. Que dirai John si il était là? Probablement un truc du genre:
" C'est pas ma guerre Colonel..."
Etre force de proposition, ça ne s'invente pas...Mais cette conduite d'évitement perpétuel de John ne reflète pas notre volonté d'abattre toujours plus de travail et de manipuler toujours plus d'information. Car comme le dit Jules-Edouard:
" L'information, c'est vous qui la vivez, c'est nous qui en vivons "
Ainsi, nous exploiterons les différents modèles de visualisation cartographique afin de mettre l'information pertinente sous forme graphique, utilisant au mieux les 60% d'activités cérébrales réservées à l'apprentissage d'objets graphiques. Comme par exemple le modèle MANTRA (de Ben SCHNEIDERMAN) qui préconise de suivre les étapes suivantes:
survol
zoom
filtre
détails sur demande
relation
historique
extraction
Mais, comme pour mettre par terre l'idée selon laquelle ce concept peut se qualifier d'innovant, on examinera la carte figurative réalisée par un ingénieur des ponts et chaussées sous Napoléon reflétant le déroulement de la bataille de Russie et la bérézina qui s'en est suivie
Sur une carte plutôt aérée, nous pouvons dégager (après avoir passer une minute d'attention car cela ne saute pas aux yeux immédiatement)
L'évolution géographique et quantitative des soldats
suivi des températures sur le front
Sur une carte tiennent l'ensemble de ces renseignements pour toute la bataille de Russie.
Auteur Principal :Laura, invitée espagnole d'un jour
B) Rapport d’étonnement :
C) Questions, réflexions :